Reconnaissance de l’e-sport en France : le dossier récapitulatif

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Le 24 mars, le sénateur Jérôme Durain et le député Rudy Salles remettaient le rapport d’étape sur l’encadrement et le développement de l’e-Sport à la Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, dans un lieu symbolique : le Meltdown Paris. Ce dossier propose de décortiquer et de recontextualiser le débat sur l’e-Sport.

Le sport électronique vu sous différents angles :

Reportage réalisé par le gouvernement sur les acteurs de l’e-Sport en France.

La synthèse du rapport remis à la secrétaire d’État :

infographie rapport sur le e-sport

 

 

 

Dans l’ensemble, le rapport des deux parlementaires a été bien accueillis par les acteurs du secteur. OgamingTV a même organisé une soirée débat spéciale en compagnie des deux parlementaires, d’Ivan LeFou (CanardPC) et de Kelly Marini (Lyon E-sport).

En quelques mots, le rapport semble prendre à bras le corps les principaux problèmes rencontrés par la scène e-sportive comme le vide juridique autour des compétitions mais également du statut de joueur pro.

Les onze commandements de l-eSport

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Les propositions du rapport d’étape :

  1. Exempter les compétitions de jeux vidéo du principe général d’interdiction des loteries : Exemption lorsque les frais d’inscription demandés se limitent à une participation aux frais d’organisation et ne correspondent pas à des mises.
  2. Conditionner la participation des mineurs aux compétitions à une autorisation parentale. Conditionner leur présence en tant que spectateur à une autorisation parentale, lorsqu’ils ne dépassent pas l’âge requis par la classification PEGI. Les joueurs et spectateurs étant souvent très jeunes. En Corée du Sud, un mineur de moins de quinze ans ne peut participer aux compétitions (en tant que joueur)
  3. Soumettre les gains de compétition des mineurs à une obligation de
    consignation à la Caisse des dépôts, comme c’est le cas dans les domaines du mannequinat, du sport et du cinéma.
  4. Permettre au CSA de délibérer pour définir les conditions dans lesquelles la diffusion d’une compétition de jeux vidéo ne constitue pas une publicité dissimulée.
  5. Distinguer explicitement, par une prise de position du CSA, la classification PEGI des jeux vidéo. Distinction qui permettra la diffusion de compétitions de jeux vidéo ne comportant pas d’images choquantes à des horaires de plus grande écoute.
  6. Autoriser la conclusion de contrats à durée déterminée spécifiques
    pour les e-sportifs professionnels sur le modèle du code du sport.
  7. Mettre en place une politique de visa adaptée pour les e-sportifs professionnels.
  8. Confier à une commission spécialisée du CNOSF la mission de régulation et de développement de l’e-sport : commission qui pourrait devenir à terme la Fédération délégataire la loi pour une république numérique
  9. Clarifier, par voie d’instruction fiscale, le statut des gains et cachets
    obtenu lors de la participation à des compétitions.
  10. Adopter un taux réduit de TVA à 5,5 % pour les droits d’entrée des spectateurs de compétitions.
  11. Préciser la fiscalité applicable aux « dons » à des entreprises : les dons sont très courants dans l’e-Sport, c’est notamment ce qui fait vivre les streamers sur Twitch.tv.
La plus grande avancée

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A ce jour, les jeux-vidéo sont assimilés aux jeux d’argent. Le rapport appelle naturellement à modifier l’article L-322-2 sur les jeux d’argent et loteries. Sont assimilés à des jeux d’argent, les jeux qui remplissent ces quatre critères :

  • Présence d’une offre publique.
  • Naissance de l’espérance d’un gain chez le joueur.
  • Sacrifice financier de la part du joueur : si le joueur participe lui-même au financement du tournoi (comme au poker). Notion qui appelle à plus de précision dans les prochains mois.
  • Présence, même infime, du hasard.

Des conditions que remplissent les compétitions de jeux-vidéo pour la plupart. Il convient donc d’assouplir cette réglementation sans relâcher l’encadrement des jeux d’argent. Aujourd’hui, les compétitions de jeux-vidéo sont illégales mais tolérées. Pour déterminer si un jeu-vidéo est bien un jeu d’argent, le rapport propose de se référer à la taille du cashprize d’un tournoi : la participation financière des joueurs ne devant couvrir que l’organisation de l’événement.

Le problème de la retransmission à la télévision

Si notre cher Hadrien « Thud » Noci avait mis les choses au clair avec un « l’e-Sport se fera avec ou sans la Télévision », la question de la retransmission des compétitions de jeux-vidéo à la TV demeure un enjeu majeur pour le développement économique du secteur. Le problème est simple. Les jeux-vidéo, à la différence des sports traditionnels comme le foot ou le tennis, sont la propriété d’une entreprise privée. Ainsi, lorsque l’on retransmet à la TV une compétition, cela s’apparente à de la publicité. Lors du débat spécial sur OgamingTV, les deux parlementaires ont annoncé que le CSA se montrera plus tolérant en la matière, et qu’il sera prêt à faire des exceptions. D’autre part, les jeux-vidéo, classifiés par le système d’évaluation PEGI, sont pour la plupart interdits au moins de 16 voire 18 ans, ce qui limite leur possibilités de diffusion à la fin de soirée.

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Avis de tempête sur la scène esportive Coréenne

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Ces derniers mois, la jadis très lucrative et dynamique scène coréenne a connu de nombreux revers. L’e-sport coréen se retrouve au fond du trou après l’annonce de l’arrestation du champion Lee « Life » Seung Hyun. Retour sur les scandales de l’ère SC2.

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2013: le début de la fin pour Prime

Si l’arrivée sur la scène SC2 de riches équipes de la Korean Esports Association (KeSPA) a apporté son lot de skill, d’autres équipes plus ou moins en déroute comme Prime n’ont pas vu cette arrivée du même œil. Très vite concurrencée, voire écrasée en Proleague, Prime ne fait plus le poids et perds tous ses matchs, ou presque. En 2014, Prime finit deux fois dernière, et deux fois avant-dernière. Pareil en 2015. Un sombre tableau qui n’augure rien de bon pour l’équipe qui flirte de plus en plus près avec la ligne jaune. Elle finira par se dissoudre à l’inter-saisons 2015-2016.

Début 2015, la KeSPA voit ses vieux démons de BroodWar la hanter et soupçonne un match entre Marine King et ByuL d’avoir été truqué. C’est le flop. Marine King anciennement Marine King Prime (MKP) signe un retour sur SC2 peu honorable. C’est le premier cas de suspicion de match-fixing par la KeSPA sous l’ère SC2. Les paris e-sportifs étant légaux en Corée, cela donne régulièrement lieu à des scandales de match-fixing ou du moins de suspicion qui ébranlent la scène, rajoutant un peu de drama, bien comme il faut ! Pinnacle, le site de paris en ligne sur lequel se serait fait la transaction a annulé tous les paris concernant ce match.

2015 : Année noire

L’année 2015 marque la descente aux enfers de Prime, autrefois l’un des meilleurs éléments de la défunte Global Starcraft League Team (GSTL), l’équivalent de la Proleague version GOMtv.

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ddedeEn octobre, la Kespa annonce avoir arrêté le coach de Prime, Gerrard, l’un de ses meilleurs -seuls- joueurs, Yoda et le zerg BboongBboong. L’annonce fait des vagues, très vite des anciens joueurs de Prime osent parler et critiquent vivement la gestion managériale de l’équipe. Certains dénoncent des retards de paiements, voire des annulations. L’histoire est simple, un certain Mr « H » aurait approché des joueurs et proposé des offres de trucages en pariant sur des sites de paris illégaux. Au total, le mystérieux fraudeur aurait parié jusqu’à 24 000 € pour empocher plus de 30 000 €. Un autre, Mr « I », qui s’était également engagé dans cette affaire, sans trouver de partenaire de fraude, s’est pour sa part contenté de poursuivre sa quête de clients, tout en informant la Commission spéciale de la Kespa chargée de la lutte contre la corruption, moyennant une contrepartie financière évidemment. Au total, le procureur en charge de l’affaire aura fait arrêter 9 personnes, impliquées de différentes manières dans le scandale (joueurs, entremetteurs, parieurs…).

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dedeeEn décembre, c’est le nouveau messie de Starcraft2 qui est visé par une enquête. Sonic, le PDG de SBENU, qui a entre-autres repris la SSL en main, ainsi que l’ex-Startale, mais aussi la Starleague BroodWar est recherché par les autorités. Un nouveau sponsor dépensant sans compter. Vraiment ?

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La marque de sneakers coréenne a eut les yeux plus gros que le ventre, et après avoir avalé quantité de tournois et tout misé sur des spots publicitaires à grands renforts de starlettes coréennes, il en était déjà trop. En une poignée d’années, la marque est devenue un petit empire de la chaussure au pays des chaebols. Ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des autorités fiscales coréennes, qui ont définitivement beaucoup de pain sur la planche avec la dissolution de la très éphémère team Apocalypse Esports.

Un spot publicitaire pour les sneakers de SBENU : 


 

deddeeEn clair, l’entreprise avait semble-t-il monté un plan bien rôdé de fraude fiscale, expliquant son ascension fulgurante et ses investissements répétés. Comme l’explique aAa, SBENU a passé des contrats avec des usines de production sous-traitantes, mais visiblement sans jamais les payer, ou avec des retards notables. Aussi, ces dernières ont accumulé un sacré stock de chaussures, les forçant à revoir leurs prix de ventes. Et ce jusqu’à ce que SBENU décide de nouveau à intervenir et de racheter ce stock à -40% de son prix pour les revendre à prix bas dans ses propres magasins. Les magasins franchisés qui ont acheté des stocks plein pot commencent à faire entendre leur gronde. Le bruit court et les autorités ne manquent pas de dénicher tout le petit stratagème mis en œuvre par Sonic. Et voilà que le nouveau messie de l’e-sport (pas que de SC2) se voit condamner pour une fraude se chiffrant à plus de 25 millions de dollars.

Le roster SC2 de SBENU a depuis été repris en main par l’autre nouveau messie, AfreecaTV qui avait racheté la GSL durant l’inter-saison et devient Afreeca Freecs. En espérant que ce dernier ne sombrera pas dans les vices de ses prédécesseurs…

dedeeEt pour finir, ultime coup de de marteau dans cette série de scandales : le jeune champion Life, vainqueur de deux GSL, de la Blizzcon 2014 et finaliste de celle de 2015, a été arrêté par le même procureur qui (celui de Changwon) était en charge de l’affaire Prime. Si pour le moment, les informations nous parviennent au compte goutte et en coréen qui plus est, le lien entre cette arrestation et le scandale Prime de 2015 ne fait plus beaucoup de doute. Cela explique notamment que le nouvel Ace Player d’Afreeca Freecs n’ait pas été aligné pour le premier round de la ProLeague 2016… Un nouveau pavé dans la marre donc pour la scène Coréenne de starcraft 2, en pénurie de sponsors et d’audiences. L’arrestation d’un géant de SC2  sonnera-t-il le glas du célèbre RTS de Blizzard en Corée ?  Affaire à suivre.

Monkey Business Esports

Les hauts et les bas de l’off-season de Starcraft 2

Pour Starcraft comme pour chaque sport, il y a une période de transition entre les deux saisons sportives. Cet inter-saisons hivernal 2015/2016 se démarque pour l’instant par un cru plutôt sec et amer.

Cette année, Starcraft 2 est proche de passer à la trappe. Il flirte avec les bas-fonds du deep-web. Les courbes d’audiences peinent à remonter face à une concurrence de plus en plus inquiétante. League of Legends, Counter Strike GO, DotA 2 et d’autres encore devancent largement le célèbre RTS de Blizzard. Malgré la cure de jouvence apportée par la sortie de la dernière extension du jeu, Legacy of The Void, on peut légitimement douter d’une reprise durable. Retour sur les principaux bouleversements de l’inter-saison.

 

Les gros changements

La période de « off-season » 2015-2016 est particulièrement importante. Ce n’est pas qu’une transition entre les deux saisons régulières, c’est aussi une transition entre deux versions différentes du jeu, et le dernier grand saut de Blizzard pour tenter de ré-insuffler du peps dans la scène e-sportive de Starcraft 2 (SC2).

La sortie de Legacy Of the Void. La troisième extension du jeu conclue la saga intergalactique de Blizzard, par un gameplay redessiné. Le passage de 6 à 14 ouvriers en début de partie apporte des changements notables dans le déroulement des parties. L’économie de départ s’en trouve boostée et la partie peut donc partir sur les chapeaux de roue. Finies les éternelles 5 mins de jeu inutiles où les deux joueurs mettent tranquillement en place leur plan de jeu respectifs. Du dynamisme, Blizzard a donc réussit à en insuffler à son dernier cru. A cela s’ajoutent 6 nouvelles unités au design plutôt malin. Assez peu enthousiaste au départ, je me suis laissé impressionné par les nouvelles dynamiques de jeu que pouvaient apporter cs nouvelles unités. En prime, le nouveau mode Archonte permettant à deux joueurs de commander une seule et même base se révèle particulièrement jouissif et autorise les casual gamers à se repencher dans le jeu malgré une maîtrise imparfaite de toutes les mécaniques de SC2. En bref, voilà de quoi refaire une jeunesse au RTS vieillissant de Blizzard.

Le rachat de GOMTV par AfreecaTV. Annoncée au début de l’inter-saison, la chaîne AfreecaTV a racheté son concurrent GOMTV. A priori, le format des compétitions ne devrait pas changer, mais reste à voir comment le nouveau propriétaire des studios de Gangnam décidera d’organiser la diffusion et le format de ses tournois. Le petit plus : la compétition sera de nouveau visible en HD !

La réorganisation des WCS. Pour l’année 2016, Blizzard a décidé d’apporter des changements significatifs au fonctionnement de son championnat.

Quelques infos clés :

  • Une plus grosse cagnotte (de 1,5 million à 2 millions de dollars).
  • Deux circuits : les WCS Circuit (divisé en trois saisons : Winter, Spring et Summer) et les WCS Corée (divisés en 2 saisons de SSL + GSL). Chacun avec son propre système de points.
  • Les deux gagnants de la SSL et de la GSL devront s’affronter (bonne chance si le même joueur gagne les deux…). Avec un match en Archon Mode !
  • Le WCS Circuit sera également constitué de tounoirs Tiers 1 et 2 ( 11 seraient prévus)
  • Des tournois inter-régions devraient se tenir avec un cashprize fixé à 50 000$ et 7500 points à la clé.
  • Blizzard veut soutenir les équipes, tournois et joueurs foreigner.
  • Chaque vaniqueur de SSL, GSL ou de WCS se verra directement attribuer une place aux finales annuelles (WCS Global Finals). Soit un total de 7 tickets gratuits.

 

WCS 2016
Le fonctionnement des WCS 2016

Pour plus de détails, cliquer ici.

 

Les départs à la retraite

Au delà de ces différents défis qui se dressent sur le chemin de la transition entre Heart of the Swarm et Legacy of The Void, de GOMtv à AfreecaTV et du format des WCS 2015 à celui de 2016, il y en a un plus grand qui pourrait être plus révélateur de l’essoufflement du jeu. C’est celui des départs à la retraite.

Flash, le Dieu vivant. Légende incontestée de Starcraft : Brood War avec ses 410 000 $ de gains, Flash a décidé de prendre sa retraite. Sa carrière sur SC2 n’aura pas été aussi flamboyante, le ultimate weapon de KT Rolster n’aura gagné que les IEM Toronto en juillet 2014, malgré un passage très prometteur sur Hots au premier tournoi de la seconde extension, la MLG Winter de 2013 et sa défaite contre Life.

Interview en anglais de Flash

Le retour d’une fois :


 

Rain le demi-dieu. Après une carrière brillante sur la fin de Starcraft 1, le protoss a signé une transition parfaite sur SC2 en 2012. Il cumule 5 victoires sur le successeur de Brood War, avec  notamment une OSL en 2012 et une GSL 2015. Après avoir quitté son équipe de toujours, SKT Telecom, pour la Suisse de Myinsanity, le protoss qui se démarquait par un style de jeu carré et ultra-défensif a annoncé son départ à la retraite dimanche 20 décembre. Officiellement le coréen prend une pause après avoir fait don d’une partie de son foie à son père malade.

MMA. C’était l’une des dernières stars des débuts de SC2 à ne pas avoir franchit le pas. C’est fait, le Terran de 27 ans, vainqueur entres autres d’une mémorable finale de Code S sur MVP à la BlizzCon 2011, de deux WCS Europe et d’IronSquid premier du nom, rejoindra les MVP, Nestea et autres MC au panthéon des meilleurs joueurs de SC2. Edit : le champion conclut sa brillante carrière sur une dernière victoire à la HomeStory Cup XII, tombeur 4/1 du frenchie Firecake. Il devient par la même occasion le premier joueur à remporter un tournoi majeur sur les trois versions du jeu !

Le flou qui pèse sur le cas ForGG. La brute de SC1 qui avait directement signé chez Millenium lors de sa transition sur SC2 n’a pas rencontré les résultats escomptés. L’un des premiers joueurs coréens à avoir campé en Europe, mais sans jamais gagner de WCS… Le maître du mecha n’aura concrétisé l’essai qu’une seule fois, à la DreamHack Winter 2014. Depuis, aucun résultat satisfaisant, le Terran a enfin décidé de quitter la France pour retourner en Corée. Pour le moment aucune information sur un possible prolongement de carrière.

En tout cas, je vous repasse son meilleur move :

Les indécis. Snute, Pig, et Petraeus qui annoncent se retirer du jeu tout en continuant à participer à des tournois et à commenter les matchs pour la Dreamhack (Snute et Pig). Des fausses déclarations à la MMA, Taeja ou Stephano ? L’avenir nous le dira.

Service militaire. Revival qui avait déjà franchi le pas en devenant l’observateur de la GSL, Check et PigBaby partiront faire leur service militaire, obligatoire en Corée mais la plupart des athlètes parviennent à repousser l’échéance.

Les autres. Heart, First et Crank quittent également la scène. Yoda et BBoongBBoong ont été arrêtés dans le scandale de matchs-fixing touchant la défunte équipe Prime.

EDIT : les joueurs suivants se sont ajoutés à cette longue liste au cours de la semaine dernière : le joueur Terran Fantasy, ancienne star de BroodWar et le zerg Shine qui troque sa souris de gamer pour celle d’observateur de la GSL. Enfin, Hack de la team SBENU, a annoncé son départ en service militaire.

Total des joueurs retraités pendant l’inter-saisons : 13 et potentiellement 15

 


Les transferts inter-saisons

Si de nombreux joueurs semblent la délaisser, la scène e-sportive ne semble pas avoir dit son dernier mot.. Et pour preuve, une inter-saison particulièrement riche en transferts.

En Corée

La sélection de chaque équipe coréenne. En vert, le nouvel arrivant avec son ancienne équipe entre parenthèse. En rouge les départs avec entre parenthèse sa nouvelle équipe.

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MMA (retraite) – Dynamite (inconnu) – Billowy (SKT) – KeenLeenockSuper (KT) –  Bomber – Curious – aLive – SGW.

 

 

 

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9 joueurs

Flash (retraite) – Super (Sbenu) – First (retraite) – Kangho/losira (MVP) – Trust (CJ) – Jiakji (Sbenu)- Zest – Life –  Penguin – SpeeD – Stats – TY.

 

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6 joueurs

Trust (KT) – Sora –  Bbyong – ByuL – Bunny – Ragnarok – Hush – herO. Départ du Coach Park.

 

 

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8 joueurs : Kangho/Losira (KT) – CenterQuietYongHwa NaTuRal (inconnu) – MarineKing – Seed – horror – Blaze – Departure – Forte/Salvation – Gumiho.

MVP reçoit le soutien de deux nouveaux sponsors : Chicken Maru et IB Sports.

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8 joueurs

Billowy (Sbenu) – Zoun (Prime) – Dream – Classic – Dark – impact – INnoVation – SoO – Sorry

 

 

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6 joueurs

Check (inc) – Pigbaby (retraite militaire) – Creator (Prime) – Maru – SoS – Rogue – Cure – Trap.

 

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11 joueurs

Dear – Journey – Stork – Reality – Hurricane – Guilty – Shine – Solar – eMotion – BravO – Armani.

 

 

Dans le reste du monde

JimRising a signé chez ROOTgaming, tandis que Millenium a remplacé ForGG par Showtime le jeune allemand qui casse des dents. SortOF rejoint Team Property.

L’impétueux Zerg Français Firecake a quant à lui signé chez Euronics, une équipe allemande assez peu connue et dotée…d’un seul joueur.

Le Coréen TOP rejoint son compatriote Ryung dans l’équipe italienne Team Extreme Supremacy.

Les plus : le come back de Soulkey, la scène française toujours battante (NW3 en cours).

Les moins : les départs à la retraite en masse. Les scandales de truquage de matchs par Prime, depuis dissoute.

Ce qu’il reste à voir : la GSL dans les mains d’AfreecaTV, l’avenir de la Proleague sans 8em équipe, la hype (ou pas) du nouveau format des WCS. Et la hype (ou pas) de LotV !

Les prochaines dates à ne pas manquer

La pré-saison de GSL pour gagner deux qualifications directes en Code S. Elle se joue dès maintenant jusqu’au 26 décembre. Diffusée en exclu sur ogamingtv.

Les deux dernières étapes du tournoi des nations, brought to you par OgamningTV. Les quarts de finales des NationWars 3 se joueront online le 2 et 3 janvier quand les demies finales se dérouleront sur scène à l’Olympia le 13 janvier. Qui succédera à la Norvège, double tenante du titre mais écrasée 4-0 par une équipe chinoise prometteuse ?

La reprise des RO16 de la Starcraft StarLeague avec la crème de la crème à partir du 7 janvier.

Les IEM Tapei à Taiwan début 2016.

Les premiers « WCS Winter championships » qui se tiendront aux IEM Katowice en Pologne en mars 2016.

 

Bible du jeu vidéo ou comment comprendre le jargon des commentateurs

L’e-sport ou sport électronique offre à observer un milieu en soi, avec ses dynamiques, sa communauté, et ses codes. Au sein de cette petite bulle, une multitude de sports différents. Et à chaque sport électronique son public, à chaque sport son langage. La BlizzCon approche à grand pas et pour faciliter la compréhension de tous, je vous propose un petit lexique imagé de l’univers du gaming dans son ensemble, pour se recentrer progressivement sur celui de StarCraft II. Le lexique n’est ni terminé, ni immuable, il sera régulièrement mis à jour pour accompagner l’évolution du langage du gaming.

Vocabulaire du gaming :

Stream/streaming :

En anglais, « flux », « courant ». Désigne simplement un flux vidéo dont le contenu n’est pas téléchargé sur l’ordinateur mais directement lu et visionné. Le terme est très courant pour parler des sites de séries et de films.

En jeux vidéos, le terme de streaming se restreint à un flux vidéo en continu, le plus souvent émis en direct sur des plate-formes comme Twitch.tv ou Dailymotion, et plus récemment Youtube Gaming.

Shoutcaster :

C’est le commentateur de jeux vidéos, celui qui crie quoi. Avec son acolyte, il commente avec enthousiasme et humour les parties déchaînées ou non, et c’est bien là qu’il se mesure à sa juste valeur. Quand il vous accroche alors que strictement rien ne se passe. Se réduit souvent à « caster », utilisé en nom comme en verbe.

WebTV:

Une WebTV n’est rien d’autre qu’une chaîne vidéo sur internet qui diffuse son contenu sur l’un des hébergeurs précédemment cités (twitch…)

Bracket :

Le bracket, c’est le tableau, l’arbre qui montre l’avancée des joueurs dans le tournoi, avec les résultats des matchs et souvent les VOD’s associées.

 


 

StarCraft II

Pour toute information basique concernant les unités ou les bâtiments du jeu, se référer au site de blizzard.

Les trois races jouables  :

 

Petite mise au point. Dans StarCraft 2, les joueurs peuvent incarner l’une des trois races disponibles. Aucune n’est à priori plus forte que l’autre, chacune a ses forces et ses faiblesses, aux joueurs de trouver le juste milieu. Mais les développeurs du jeu peuvent intervenir pour rééquilibrer le jeu, à coups de « patchs« . Ces mises à jours sont plus ou moins régulières mais ont toutes pour vocation d’apporter des modifications au gameplay d’une race ou aux capacités d’une unité. Le plus souvent, Blizzard intervient sur le design d’une unité quand elle leur semble trop forte (imbalance, déséquilibrée) en modifiant ses différents atouts : sa portée de tir, ses points de dégâts, son coût, son temps de production etc… et pour celles qui en ont, sur leurs sorts ou facultés spéciales.

  • Logo race protoss starcraft 2 bible du jeu vidéoProtoss : La race la plus « développée » technologiquement, du moins dans l’histoire que Blizzard veut faire passer. Leur force réside non pas dans le nombre mais dans la force de frappe. Les protoss ont des unités coûteuses, donc moins nombreuses mais puissantes. En conséquence, le chemin est long pour arriver à la composition d’armée idéale. Cela implique que le joueur doit éviter de perdre ses unités sans les avoir rentabilisé un maximum.

 

  • terran_marine_by_joelrcarroll-d4tdg6tTerran : Les Terrans sont, toujours dans l’histoire du jeu, des colons terriens venus envahir la galaxie. Les joueurs terrans peuvent adopter deux styles de jeu principaux : une armée biologique, la « bio« , ou une armée mécanique, le jeu « mech ou mecha« . La première est moins couteuse et très mobile tandis que la seconde est chère et lente, mais plus puissante. Au joueur d’adapter son style de jeu comme bon lui chante, en fonction de son adversaire, de sa race, ou de la carte sur laquelle l’affrontement se déroule.

 

  • Zerg: Les zergs sont les unités extra-terrestres du jeu. Dans la même veine que les bestioles de Starship Troopers, elles sont dégueulasses et pullulent par milliers. L’idée est bien retranscrite dans le jeu. Les unités zergs ne coûtent pas grand chose et il en faut un bon paquet pour espérer faire quelque chose. D’où le jeu zerg concentré sur la macro-gestion de ses ressources et de ses bases dans le but d’optimiser sa production, et de maintenir un rythme de création d’unités constant permettant de submerger son adversaire.
Micro/ micro-gestion :

Action qui consiste à gérer ses unités individuellement ou en petits groupes de façon à maximiser leur déplacement et leur potentiel de dégâts.

Macro/macro-gestion :

Action globale qui consiste à maintenir un rythme de production le plus efficace possible. Il s’agit de développer son économie et sa technologie plus rapidement que son adversaire.

La marque des meilleurs joueurs réside dans leur capacité à jongler avec ces deux éléments de contrôle le plus efficacement possible tout au long de la partie.

A-click :

L’action la plus basique du jeu. Elle consiste à appuyer sur la touche A de votre clavier et sur le bouton gauche de la souris pour ordonner une attaque et non un déplacement. Le terme est déformé et rabâché à longueurs de streams par les casters et spectateurs, pour dénigrer un joueur particulièrement mauvais, souvent protoss, dont la stratégie globale consiste à presser cette simple touche. Cela sous-entend que le-dit joueur n’a aucune qualité de micro-gestion ou de macro-gestion et encore moins de réflexion.

Rush :

Nom. verbe. Attaque furtive lancée dans les premières minutes d’une partie, avec pour vocation d’y mettre fin très rapidement, avant même que le jeu se soit installé.

Cheese :

De pair avec le rush. Il désigne un stratégie audacieuse et bien ordonnée destinée à punir son adversaire assez rapidement.

Proxy :

« Proximité ». Usages : « proxy pylone »,  » proxy gates/casernes ». Il définit un bâtiment construit à proximité de la base de son adversaire pour exécuter un rush/cheese dans le but de surprendre son adversaire. L’usage « proxy pylone » signifie que le joueur Protoss construit un pylone à proximité de la base de son adversaire lors d’une attaque pour permettre un ravitaillement plus rapide d’unités au cœur même du combat.

All-in :

Dans la même continuité, le all-in vient du poker « tapis ». Il repose sur une stratégie mise en place par l’un des joueurs souvent dès le début d’une partie. Il consiste à mettre tous ses efforts dans le développement de sa population armée au dépend d’une économie ou d’une technologie forte dans le but de toucher son adversaire au moment le plus propice et sans perspectives de prolongation de la partie (a priori).

Le all-in peut aussi être le fruit d’une décision spontanée en conséquence d’un événement fort, comme la perte de son économie ou la prise de conscience de son retard global dans la partie en termes d’économie, de composition d’armée ou de technologie.

Split :

De l’anglais « to split » : se disperser.  Il concerne bien souvent les unités Terrans (mais bientôt les autres avec l’arrivée du nouvel opus), et indique l’action de disperser très rapidement ses unités, habituellement en bloc, pour éviter les dégâts de zones, appelés splash damage. Le but étant en se dispersant, de minimiser les dégâts des unités adverses jusqu’à les rendre parfois complètement inefficaces.

Drop/dropship/dropper :

Parachutage de troupes dans le camp adverse. Utilisé pour faire diversion, attirer l’attention de l’adversaire, et idéalement pour causer des dégâts.

Multi-task/ multi-fronts:

Multiplicité des actions et attaques dans une période donnée, plus ou moins courte. Exemple : un joueur exécute une attaque multiple sur 2,3 ou 4 fronts avec des groupes plus ou moins grands de son armée. Très utilisé par les joueurs Terrans avec les medivacs, ainsi que par les joueurs zergs avec les attaques (run-by) de zerglings dans plusieurs bases.

Exemple de surround multi-fronts (encerclement)de la part du joueur bleu Maru:

Run-by :

Nom que l’on attribue à l’action de certains groupes d’unités très rapides (zerglings, hellions…) qui a pour objectif à passer outre les forces ennemis pour endommager la ligne de récolteurs ou les bâtiments. Utilisé également comme simple diversion/harass pour obliger son adversaire à battre en retraite pour défendre.

harass:

Action de « harceler » son adversaire de façon répétitive afin de l’empêcher de se concentrer sur sa macro-gestion, tout en essayant de lui causer un maximum de dégâts (le plus souvent économiques).

Tradebase/ Base-trade/base-race :

Situation assez rare et très intense où les deux joueurs se retrouvent soit pas hasard soit par la provocation de l’un des joueurs, dans l’obligation d’échanger leur base. Ce scénario intervient souvent lorsque les deux joueurs se rendent simultanément au pied de la base ennemie et se résolvent donc à détruire la base adverse plutôt que de revenir défendre la leur. Ce scénario peut aussi être amené par l’un des deux joueurs, souvent en situation de faiblesse, qui sait que c’est le seul moyen de gagner la partie.

OgamingTV, la WebTV numéro un sur StarCraft II fait peau neuve

 

C’est en suivant passionnément les casts (commentaires de matchs en direct) de la Global Starcraft League coréenne sur StarCraft 1 que Pomf & Thud ont décidé de quitter le fauteuil de spectateur pour prendre le micro. Depuis la sortie du deuxième opus en 2010, en même temps que le lancement de leur chaîne Youtube, les deux frérots n’ont pas manqué une occasion de créer la surprise et de pousser un peu plus loin leur rêve d’enfants. La montée en puissance du duo de commentateurs le plus populaire de la scène française de StarCraft II ne tient pas du hasard. Le subtil mélange de vannes bien senties et d’analyses bien menées ont fait le succès des deux commentateurs. L’esprit d’analyse tactique de Thud vient finement compléter et contre-balancer l’humour perçant de Pomf, tantôt potache, tantôt malin mais toujours efficace. Complémentaire et complet, le duo bénéficie d’une souplesse extraordinaire qui leur permet de tourner toute situation à leur avantage. Quand l’un s’enfonce dans l’analyse trop poussée, le second vient pondérer le cast de son humour cocasse et quand ce dernier enchaîne vannes sur vannes, le premier est capable de recentrer habilement le débat sur le vif du sujet : le spectacle offert par la lutte acharnée entre les deux joueurs.

Après avoir dépassé les 200 000 abonnés sur leur chaîne Youtube, les deux frères ont profité de l’aubaine pour se lancer concrètement et à long-terme dans l’e-sport en créant leur WebTV : OGamingTV. Le site regroupe différents groupes de casters commentant une multitude de jeux vidéos aussi diversifiée que possible. Dernière recrue en date : la chaîne Counter-Strike : GO.

 


Le futur, c’est maintenant

Aujourd’hui O’GamingTV SC2 adapte son business model afin de renouveler et de pérenniser son aventure. Vous le savez, que ce soit sur internet ou à la télévision, la principale source de revenus des producteurs/diffuseurs de contenus provient des annonces publicitaires. Or, avec l’usage massif et croissant de bloqueurs de publicités, le chiffre d’affaire de ces producteurs reste irrégulier et instable. Les investissements dépendant directement de ces revenus, leurs activités sont en conséquence elles-mêmes incertaines et discontinues. C’est pourquoi OGTV SC2 a décidé de redéfinir son business model en développant un modèle économique plus sûr et plus stable.

Jusqu’en août, la chaîne StarCraft II vivait essentiellement de ses revenus publicitaires, limités par les bloqueurs de pubs, et de sa base d’abonnés tout aussi limitée (1000). Dorénavant, la chaîne souhaite se reposer essentiellement sur une base de fidèles abonnés, fournissant ainsi un revenu stable et mensuel. Aussi, moyennant la somme de 6.99 $/mois, le spectateur peut non seulement soutenir son équipe de commentateurs mais aussi profiter d’un certain nombre d’avantages, parmi lesquels : un accès à la qualité maximale de diffusion, visite des studios, avantages chat…

Un projet ambitieux mais controversé

Si l’annonce d’un tel projet a fait beaucoup d’émules parmi les fans, rejetant tantôt le passage du tchat en mode ralenti, tantôt l’accès privilégié à la qualité maximale, tantôt le prétendu passage pur et simple au modèle payant, il faut rappeler qu’il est toujours possible de suivre gratuitement les casts  d’O’GamingTV. Et il est aussi possible de le faire tout en soutenant l’équipe : il suffit de désactiver son bloqueur de pub.

La chaîne révèle un projet ambitieux pour accompagner l’évolution de sa base d’abonnés :

Pour chaque nouveau palier franchi, un projet d’ampleur équivalente sera organisé. Fort de son succès, OGTV SC2 aura déjà à répondre aux obligations des deux premiers paliers, à deux doigts du troisième palier fixé à 2250 (actuellement à 2037 abonnés).

Edit :

Le troisième palier, celui des 2250 a été atteint entre temps. La récompense promise, le tournoi inter-casters, l’OGSL 2, est actuellement en cours.

 

BlizzCon 2015 : Seul contre tous, Lilbow versus South Korea aux championnats du Monde de StarCraft II

La grand-messe des jeux vidéos de Blizzard Entertainment, la BlizzCon, se tiendra le 6 et 7 novembre, à Anaheim en Californie. Conférences, cosplay, et tournois de jeux vidéos animeront le salon. Au programme de ce grand rendez-vous compétitif, les phases finales des championnats du monde de Heroes of The Storm, Hearthstone, World of Wacraft et de StarCraft II.


Bilan de l’année starcraft ii

Une réorganisation réussie

En 2014, le championnat de StarCraft est pénalisé par un format complexe et inéquitable. Les trois principales régions que sont la Corée du Sud, l’Europe et l’Amérique organisent chacune leur propre tournoi WCS pour envoyer par la suite leurs meilleurs joueurs en phase finale mondiale, trois fois par an. Or, la scène e-sportive demeure très largement éclatée, sans aucun équilibre de niveau entre les continents. Face au format réducteur des WCS 2014, de nombreux joueurs originaires du pays du matin calme et dont les efforts incommensurables n’offraient plus les clés du succès décident de plier bagages pour partir à la conquête de l’Amérique et de l’Europe. Le mouvement migratoire est tel que lors de la saison 2 des WCS Amérique 2014, 29 des 32 joueurs qualifiés en seizièmes de finales étaient coréens… De même, sur les six finales des WCS Amérique et Europe, aucune n’a vu de non-coréen défiler.

Dans le but de palier cette hégémonie coréenne, Blizzard a composé une toute nouvelle recette pour l’édition 2015. L’éditeur a su trouver les ingrédients miracles en limitant les possibilités de transferts inter-régions et en refondant la structure même de son tournoi. Juste retour des choses, les joueurs coréens ont pu en découdre dans deux tournois à domicile (offrant donc le double de points) tandis que le reste du monde tentait désormais de se départager dans un tournoi unique. De quoi inciter les coréens à rester au pays tout en donnant plus de place et de visibilité aux autres nations.
Si l’objectif était d’offrir une compétition au panel de joueurs issus de toutes les nations, alors il est largement atteint. Toutes saisons additionnées, on comptait en 2014, dans le top 16 des WCS Europe, 20 coréens pour 48 européens et 33 coréens pour 15 américains seulement dans le top 16 des WCS Amériques. Dans l’arbre unique des WCS 2015, on ne comptait plus que 13 coréens sur 48 joueurs. Seul bémol, la composition de l’arbre des finales annuelles demeure inchangée : 15 coréens contre le suédois Naniwa en 2014, et 15 coréens contre le français Lilbow en 2015.
Toujours est-il que les non-coréens ont tout de même été beaucoup mieux représentés tout au long de l’année. Sur les 3 finales de WCS, nous avons eu le droit à une finale France/Corée (Lilbow vs Hydra) et une France/Pologne (Lilbow vs Mana).

La suprématie des envoyés d’aïurs

En fin de vie, la première extension Wings Of Liberty (WOL) était tombée sous le joug zerg avec des joueurs très orientés macro-gestion et parties longues, comme le français Stephano, la canadienne Scarlett, ou encore le (toujours) très solide norvégien Snute. Si les Terrans avaient bien démarré la seconde extension du jeu, avec des Flash et des INnoVation aux mécaniques de jeu infaillibles, l’ascension progressive des joueurs Protoss a fini par se concrétiser.

Pour mieux se rendre compte de la répartition des gains par race :

Plus significatif encore, c’est la (non) diversité des joueurs finalistes des trois grandes ligues (WCS, SSL et GSL) qui traduit le mieux cette « crise de la représentation ». Chez les Terrans le gateau a plutôt bien été partagé, sur les 5 finales jouées par un joueur terran, il n’y a que Dream qui en compte deux. Mais chez les zergs, ByuL et Hydra se départagent à eux deux 5 des 6 finales jouées par un zerg.

Raise your baguette

La grande finale annuelle des World Championship Series (WCS) de StarCraft II verra les meilleurs joueurs de l’année s’affronter. Au terme des trois saisons de WCS et des deux ligues coréennes, la Global Starcraft League (GSL), et la Sbenu Starcraft Starleague (SSL), les seize joueurs ayant amassé le plus de points WCS ont validé leur ticket d’entrée au choc final. La compétition commence dès aujourd’hui, dimanche 1er novembre, puisque les huitièmes de finales (RO16) se joueront exceptionnellemnt une semaine avant, à partir de 21h, heure française.

 

Arbre BlizzConphoto

Foreigner Hope

Parmi le top 16 des tout meilleurs joueurs du monde, un intrus, le protoss français Lilbow. Hérault de la baguette et champion en titre des WCS Saison 3, le français portera sur ses épaules tous les espoirs du foreigner hope. L’espoir de voir un jour un foreigner, c’est à dire un non-coréen, tenir tête aux machines de destruction coréennes. Et qui sait, peut-être raviver la flamme du dernier foreigner hope  en date, l’illustre joueur zerg Stephano, lui même français.

Rien ne sert de se voiler la face. Le chemin sera sinueux et semé d’embûches, et pas des moindres. Parmi ces « bûches », le zerg Life, en quatrième position du classement mondial, vainqueur de la première GSL de l’année 2015 et finaliste de la dernière BlizzCon, et que Lilbow devra affronter dès le premier tour. Seconde embûche sur son potentiel chemin futur, INnoVation (5ème mondial), champion en titre de la dernière GSL et de la Proleague avec son équipe SK Telecom. Puis viendra peut-être le tour de ByuL (8°). Avec trois finales majeures perdues à son actif, le joueur de chez CJ Entus aura fort à faire pour ne pas battre le triste record de son congénère, le zerg soO, qui s’était lui même illustré en se se qualifiant consécutivement aux quatre finales de GSL de l’année 2014, sans aucune victoire à la clé.

Toujours est-il que la hype est bien là, et que la scène e-sportive française et même mondiale suivra de très près l’épopée de Lilbow le Hobbit dans les contrées Californiennes. Ou bien coréennes, on ne sait plus.

Petite vidéo en soutien au joueur protoss français, réalisé par un fan:


 

Où regarder les matchs ?

La compétition est à suivre en direct sur le stream anglophone et sur le stream français ci dessous ou même à la viewing party organisée au Belushi Gare du Nord par OgamingTV.

Et pour comprendre le jargon des commentateurs c’est par ici.

http://player.twitch.tv/?channel=ogamingsc2Watch live video from OgamingSC2 on www.twitch.tv

 


 

Mes pronostics

 

herO 3-1 Fantasy              herO 2-3 ByuL
ByuL 3-1 Classic

INnoVation 3-2 Zest         INoVation 3-2 Life              INnoVation 2-3 ByuL   

Lilbow 2-3 Life                                                                                                         ByuL 4-2 Maru

 

Rain 3-0 Polt                      Rain 3-1 SoS                      Rain   1-3   Maru

Parting 2-3 SoS

Hydra 2-3 Dream               Dream 1-3 Maru

Maru 3-1 Rogue

Pronostics Aligulac

 

Pronostics Aligulac BlizzCon 2015 StarCraft II

Clés en mains, c’est maintenant à vous de faire parler vos talents d’oracle en pronostiquant l’issue de cette finale dans les deux sondages suivants: